Portrait Xavier Martin

Comme la plupart des enfants, j’étais imprégné des récits d’aventures fantastiques qui mettaient en scène des héros courageux dans des contrées sauvages et inhospitalières. Les histoires de Tarzan, de Rahan ou du capitaine Némo peuplaient mon imaginaire et la Terre paraissait inépuisable et sans limite…
Nous habitions une petite ville de province en pleine campagne et ma connaissance de la nature était alors très limitée ! En revanche, mon père qui à l’âge de 17 ans, s’était engagé pendant la seconde guerre mondiale à bord de la Jeanne d’Arc, après guerre, il parti à l’aventure proche de l’Orénoque au Venezuela pour y vivre plus de 10 années entres chasseurs et chercheurs d’or…Je me souvient de ses récits d’aventure qu’il me contait lorsque je le regardais travailler sur ses cartes et ses récits, la fibre génétique était bien passé et au fond de moi je savais qu’il y avait déjà un petit baroudeur qui sommeillait… Adolescent j’étais déjà un boulimique de nature sauvage avide de grands espaces et de liberté.
J’avais l’impression que tout était possible.
C’est ainsi que je suis devenu le capitaine de mon destin.
Un baroudeur qui sommeillait…Pas pour longtemps…
Si l’école ne me convenait pas, j’étudiais beaucoup dans les livres ; l’histoire des explorateurs, la géographie, les sciences naturelles… Attiré par la terre et la vie sauvage, j’avais un goût très prononcé pour l’effort et le sens du défi, alors dès l’âge de 17 ans, je décide de faire mes armes et m’engage dans l’armée française au sein de la F.A.R Force d’Action Rapide. Je me forge le caractère et une détermination à toutes épreuves, à coups de kilomètres de marches, de sueurs, de douleurs…Pour me dire qu’après cette première expérience dans la vie d’un homme, plus jamais je ne porterai de sac à dos…
Mensonge !!! Car l’aventure me rattrape et me voilà de nouveau durant une quinzaine d’années d’un continent à l’autre, du haut des montagnes d’Abyssinie à l’altiplano Bolivien, du Yémen à l’Afrique Austral…. Ce changement eut l’effet d’un catalyseur, j’étais magnétisé par l’aridité des montagnes, les senteurs, les couleurs, l’immensité… Je passais la plupart de mon temps à marcher, à nager ou à grimper dans les massifs montagneux, m’enfoncer dans la forêt tropicale où d’ailleurs… pour aujourd’hui me retrouver au fin fond des forêts Bélizienne…
Quel chemin !!! Pas le plus court mais celui qui me ressemble le plus qui fait partie intégrante de moi, de ma façon d’être…Atypique et passionné sans limites.
Wildlife &Sanctuary Ltd…Les Origines
Je n’aime pas trop le terme mentor… mais des modèles j’en ai quelques uns. Sans parler des anciens, enfant j’ai toujours été fan du commandant Cousteau et de Paul Emile Victor et plus tard de Théodore Monod et de Jean Louis Etienne, tous aventuriers et ambassadeurs de la cause écologique. Dans un autre registre très différent, je me sens également très attiré par le navigateur Eric Tabarly, un homme que j’aurais beaucoup aimé rencontrer.
Pour cette grande aventure Bélizienne, tout est parti d’une discussion un matin d’automne 2006 avec mon ami Gilles Santantonio, homme de talent et d’une discrétion à la hauteur de son art, reconnu en tant que réalisateur pour USHUAIA NATURE depuis sa création, je tiens à lui exprimer toute ma reconnaissance et le témoignage de mon amitié. En décembre 2007, le 27 du mois plus exactement sortait surTF1 un spécial Ushuaia « Belize/ Costa Rica » intitulé d’un Océan à l’autre ».
Il ne me restait plus qu’à associer mes deux passions, la nature et l’aventure, et à les intégrer dans une démarche professionnelle. Ensuite les voyages au Belize se sont enchaînées En raison 8 mois par an, aujourd’hui Wildlife &Sanctuary Ltd entame sa sixième années avec la même envie de faire découvrir à ceux qui le désirent un des derniers paradis sur terre loin de ce tourisme dit « de masse ». Et je n’en suis jamais rassasié …
Quelle est la zone du Belize qui vous fascine le plus ?
Tout ce qui est Belize m’émerveille, mais le district de Toledo, la région la plus au sud du Belize est incontestablement la zone qui me parle le plus, nombres de zones forestières non cartographiés cela me ramène aux expéditions d’hier. Qui n’a pas rêvé d’être un explorateur découvrant les citées mystérieuses en regardant les célèbres illustrations de Sir Catherwood accompagnant les expéditions de John Lloyd Stephens ou bien de Sylvanus Morley…
Tracer un portrait de Toledo, c’est dire qu’une destination peut en cacher une autre, Toledo « le Belize dans le Belize », certainement l’endroit le plus mystique, appelé des béliziens « terres oubliées ». Loin du tourisme de masse, ce cadre exceptionnel fonctionne à la manière d’un promontoire sur la nature : plus d’une trentaine de villages Maya sont éparpillés dans le sud de Belize. Entouré par les montagnes mayas et les forêts tropicales, chaque village a ses propres attraits naturels, grottes, chutes d’eau, ruines mayas, réserve naturelle. La moitié de la population de Toledo sont les mayas, qui ont su maintenir la tradition ancestrale…un voyage à travers le temps. Une immersion totale au cœur de cette jungle tropicale Toledo est une destination extraordinaire pour les naturalistes. Cette zone du Belize est reconnue par les biologistes comme étant une des zones qui offre la plus grande diversité de la flore et de la faune trouvée dans le monde, découverte d’un monde végétal où en une journée de marche on peut découvrir un riche échantillonnage de la flore terrestre, habitat idéal pour le jaguar, tapir, toucan, Scarlett macaw, un univers en perpétuel mouvement.
Points forts de cette partie du Belize…
Grandes diversité de la vie sauvage, jaguars, pumas, tapirs de bairds, singes noirs hurleurs, scarlet macaw, eagle harpy, crocodile morelet’s/ classé réserve naturelle 250 000 hectares de forêt tropicale / 223 espèces d’oiseaux recensés / l’écosystème le plus varié du Belize/ Chiquibul, plus grand réseaux de grottes d’Amérique centrale, on estime que la formation des grottes de Chiquibul remonte au moins à 800 000 ans/ forêt tropicale vierge/seule possibilités d’accès (à pied) / passage de forêt tropicale à forêt de conifères (pins) / réserve archéologique de Caracol / nombreuses espèces endémiques. Lubaantun et l’énigmatique Crâne de Crystal.
Ce que m’a donné le Belize au fil du temps je vous le ferai découvrir, nous vous ouvrirons notre jardin secret, nous vous révèleront de nouvelles facettes dont vous ne soupçonniez pas l’existence …vous en reviendrez toujours l’âme revigorée.
Comme disait…La Fontaine « n’ayons qu’un choix, mais qu’il soit bon » Le nôtre est subjectif, mais nous l’assumons.
